Portrait d’un doctorant du LabEx ILP : Andrea Mogini

Andrea Mogini est doctorant du Laboratoire d’Excellence « Institut Lagrange de Paris ». Aujourd’hui, il conduit ses recherches à Paris, au sein du Laboratoire de Physique Nucléaire et de Hautes Energies (LPNHE). Il a accepté de répondre à des questions sur son parcours, ses recherches et ses projets. Transcription d'une interview-portrait.

Bonjour Andrea. Pouvez-vous présenter brièvement votre parcours ?

Bonjour et merci de me recevoir. Après avoir complété une Licence dans le parcours ‘Physique et Mathématiques’ en 2013 à Sorbonne Université, j’ai poursuivi mes études de physique fondamentale dans le Master ‘Physique et Applications’ de SU avec spécialité ‘Noyaux, Particules, Astroparticules et Cosmologie’. J’ai obtenu ce diplôme en 2015 avec mention TB. Aujourd’hui je rédige une thèse de doctorat au LPNHE, sous la direction de M. Francesco Polci.


Pourquoi avez-vous choisi de vous consacrer à la physique des particules ?

J’ai toujours été fasciné par la physique fondamentale et en particulier par son côté contre-intuitif. J’apprécie spécialement être confronté à des défis techniques nouveaux, ce qui arrive souvent dans ma recherche. Enfin et surtout, ce choix m’a donné la chance d’essayer de faire avancer notre compréhension de l’Univers par la remise en question du paradigme courant, plutôt que par une mesure de précision d’un paramètre du modèle théorique.


Quel est le sujet de votre thèse ?

Je cherche à observer, dans le contexte de l’expérience LHCb, une désintégration interdite du méson B qui violerait la conservation de la Saveur Leptonique : B → K*τμ


Quel est donc l’enjeu de votre recherche ?

Une observation directe serait un signe indubitable d’une Nouvelle Physique inconnue à ce jour. Dans le cas contraire, j’estime qu’il me sera possible d’obtenir la meilleure limite expérimentale pour cette désintégration. Cette contrainte sera utile pour sélectionner des modèles théoriques nouveaux dans un domaine où l’on commence à voir apparaître plusieurs tensions entre résultats expérimentaux et paradigme théorique.


Que vous apporte le LabEx ILP ?

Le financement du LabEx ILP me permet de me rendre au CERN régulièrement dans le cadre de mon travail expérimental. Il me donne aussi la liberté de participer aux conférences internationales de physique des particules pour échanger avec d’autres acteurs du domaine.


Quels projets, après votre soutenance ?

Les domaines de l’Universalité Leptonique et de la Violation de Saveur Leptonique continueront à être au centre des efforts de la collaboration LHCb ainsi que de l’expérience Belle 2, qui va démarrer bientôt la prise de données, pour les années à venir. Pour ma part, j’envisage d’appliquer les compétences techniques acquises, notamment en Machine Learning et modélisation, en dehors de la physique des particules.


Merci beaucoup et bonne continuation !

Merci à vous.